Voilà, a bientôt !!
Harry se réveilla en sursaut. Il tapota à l'aveuglette jusqu'à trouver enfin sa paire de lunette, son c½ur battait toujours rapidement. Après un coup d'½il furtif à la fenêtre, il constata qu'il était encore très tôt, il s'allongea donc de nouveau sur son lit. Soudain, ayant fait un mouvement d'épaule il remarqua un fin bandage mais la douleur n'était pas très éprouvante; Seul un léger picotement persistait.
-Ça va Harry ?
Son c½ur fit un bond de plus, il se releva si vite qu'il en eut le tournis. Heureusement, il n'y avait aucun danger, c'était Hermione. Il se rasséréna.
-Que fais-tu ici ? Demanda le sorcier.
Elle sourit.
-Je devais m'occuper de toi je te rappelle, et c'est ce que j'ai fait.
-Mais tu n'as pas dormi ?
-Ne t'inquiètes pas, j'ai dormi un peu.
Il la détailla de plus près. Elle avait des cernes, ces cheveux étaient encore plus ébouriffes que jamais. Elle avait le teint encore plus pale qu'un patronus.
-Hermione ... commença-t-il.
-Oh Harry, c'est bon. Je suis capable de m'occuper de toi, le coupa-t-elle. Tu m'as évite d'avoir cette flèche alors tu ne discutes pas. Comment tu te sens ?
-Euh ... Mieux, beaucoup mieux, lui répondit-il, merci.
-Nan, merci à toi Harry.
Il n'eut pas le temps de lui répondre, car soudain, son visage avait prit un ton plus grave et elle s'approcha de lui.
-Tu as fait des cauchemars cette nuit, n'est-ce pas ?
Il n'avait pas envie d'y penser. Pourquoi fallait-il aborder le sujet? Ces rêves n'avaient aucun sens. Il ne savait même pas qui était cette femme.
Comme pour le ramener à la réalité, Hermione lui prit la main et plongea son regard dans le sien.
-Harry ? Répéta-t-elle avec patience.
-Oui, cela n'a pas été une nuit paisible.
Le contact de leurs mains se rompit et le visage d'Hermione s'assombrit.
-Hermione, je ne choisis pas de faire ces cauchemars. Ils sont là c'est tout, se défendit-il.
-Je sais.
C'est tout ce qu'elle répondit. Et ils gardèrent ainsi le silence. Pendant ce temps, Harry observa alentours, tout le monde dormait encore. Ron aussi. Ses ronflements retentissaient dans toute la chambre. Tandis qu'il laissait ses yeux vagabonder, il se souvint de tout les événements de la veille. Ils allaient devoir continuer les recherches. Il pensa aussi que la pommade de Sirius avait été très efficace, la douleur qui avait presque disparu était un soulagement.
Et après ce qu'avait dit Hadrian, il devait être en pleine forme pour se préparer contre Voldemort. Les ennuis recommenceraient-ils ?
-Salut vous deux ! Que fais-tu là Hermione ? Demanda une voix encore endormi que Harry reconnu comme étant celle d'Hadrian.
Hermione le regarda et montra d'un geste de tête l'épaule de Harry. L'écossais acquiesça, puis vint s'asseoir près d'eux pour ne pas réveiller les autres. Mais le silence retomba. A travers la fenêtre, Harry aperçu les rayons du soleil qui faisaient leur apparition.
-On descend déjeuner ? Proposa enfin Hermione.
-Euh ... oui, pourquoi pas, commença Hadrian en jetant un coup d'½il à Harry.
Celui-i ne bougea pas mais commença à parler sans les regarder.
-Je ne sais pas qui elle est. Qui est cette femme que je vois dans mes rêves, mais elle revient tout le temps, finit-il par avouer. Elle souffre, oui, elle souffre énormément. Elle est torturée. Je ne comprends pas ... Ses yeux bleu me regardent d'un air suppliant mais je ne peux rien faire. Elle tente de me parler mais je m'enfuis ! Oui et je ne sais pas pourquoi non plus. Et quand je m'arrête je suis face à un pendentif, quelque chose comme ça.
Hermione le regarda d'un air compatissant puis prit la parole.
-Tu es sure de ne pas connaître cette femme Harry ? Demanda-t-elle.
-Je ne crois pas, elle a les yeux d'un bleu très clair ... Des cheveux clairs eux aussi. Et un grain de beauté sur la joue, elle est ...
-Un grain de beauté sur la joue ? Demanda Hadrian soudainement.
Harry fut légèrement surpris et lui lança un regard d'incompréhension et c'est Hermione qui parla.
-Tu penses savoir de qui il s'agit ?
Mais Hadrian était déjà parti vers son lit et cherchait quelque chose dans sa valise.
La jeune sorcière lança un regard à Harry qui haussa les épaules. Au moment ou ils retournèrent la tête en direction de l'écossais, celui-ci lui tendit une photo.
-Comment as-tu eu cette photo ? Qui est cette femme ? S'exclama Harry qui avait oublié que les autres dormaient tellement il était étonné. C'était la femme de son rêve.
-C'est ma mère, répondit simplement Hadrian.
-Quoi ? S'exclamèrent les deux autres sorciers.
-Je ne comprends pas comment tu peux rêver d'elle !
-Moi non plus, admit Harry.
Et avant que chacun d'eux n'ait pu ajouter un mot, Neville se réveilla et tomba bruyamment dans la chambre. Ce qui eut pour effet, un gémissement digne de Crockdur, mais cette fois émit par Ron et les réveils de Dean et Seamus. Ces derniers allèrent donc prendre leur petit déjeuner et Ron se réveilla avec difficulté.
Une fois cette étape délicate franchie, Ron entraina ses trois amis pour prendre le petit déjeuner prétextant qu'il avait une faim de Renard, ce qui fit bien rire les autres. Cependant, pendant le trajet, la bande expliqua ce qu'Hadrian et Harry avaient découvert. Ron ne comprenait pas pourquoi lui aussi. Il trouvait que tout ce qui se passait en ce moment était vraiment très étrange. Harry songea avec tristesse qu'il aurait vraiment bien aimer qu'un homme au nez aquilin et aux lunettes en demi-lune soit là pour l'aider.
Puis, ils arrivèrent tous à la Grande Sale et prirent place dans un coin à l'abri des oreilles indiscrètes. Il savait qu'ils allaient reparler de leurs escapades d'hier et des futurs plans à venir.
-Alors, que fait-on ? Demanda Ron, tout en prenant un tartine.
-Toujours aussi délicat, ironisa Hermione.
Ron ne releva pas la remarque et continua de fixer Harry qui réfléchissait.
-Arrête de le fixer comme ça Ron, le sermonna de nouveau la sorcière.
Mais Ron continuait de fixer Harry.
-Je pense qu'on devrait aller voir Firenze ...
Hermione avait du mettre les garçons au courant car ils ne semblèrent pas surpris.
-Et s'il ne nous dit rien ? Envisagea Hadrian.
-On avisera, affirma Harry.
-Quand va-t-on parler à Firenze ? Car aucun de nous n'a divination ?
-Après nos heures de botanique, je crois que certains ont divination. Peut-être que Firenze pourrait nous accorder deux minutes, supposa Hermione.
-Très bien s'exclama Ron en enfournant une autre tartine dans sa bouche.
La matinée passa assez rapidement. Le cour de botanique fut assez intéressant. Ils avaient étudier une plante carnivore qui produisait une odeur attractive lorsque ces proies s'approchaient d'elle. Cette odeur provenaient des feuille et par sa connaissance en la matière Hermione rapporta 60 points à Gryffondor. Neville en ajouta aussi 20. Après leur cour, le professeur Chourave fut bien contente que chacun des élèves en ressortent vivant.
Les quatre sorciers, quant à eux, se précipitèrent dans le château, en espérant voir Firenze. La chance sembla leur sourire quand ils aperçurent un centaure avançant calmement. Lorsqu'il aperçu les quatre compères qui accouraient dans sa direction, il se dirigea vers eux.
Ils se saluèrent.
-Que puis-je pour toi, Harry Potter ? Demanda Firenze.
-Je pense que vous avez une petite idée sur la question ?
-En effet, j'ai une vague idée ... Neanmoins, votre directrice m'a demandé de garder le silence.
-Quoi ? S'exclama le rouquin.
-Mais comment elle a su ? S'interrogea Hermione.
-Elle veut nous mettre des baguettes dans les roues ou quoi ? S'exclama de nouveau Ron.
-Stop ! Dit calmement mas fermement Harry, Firenze, nous aimerions seulement savoir pourquoi ? Si cela à un quelconque rapport avec Voldemort – Ron et Hadrian tressaillirent à l'écoute du nom- nous devons le savoir.
Firenze scruta le visage du sorcier, s'attarda sur ses yeux verts et sur sa cicatrice.
-Je pense que tu dois savoir certaines choses étant donné que tu es Harry Potter.
-Certaines ? Répéta Harry.
-Oui, certaines, affirma le centaure.
Après avoir regardé le visage d'Hadrian, il fixa de nouveau Harry.
-Il faut que vous sachiez que la mère d'Hadrian est vivante. Les Mangemorts la recherchent. Je te le dis car tout ça est lié à toi d'une façon que j'ignore.
Les quatre amis restèrent bouche-bée.
-Mais tu ne nous as pas dit que ta mère avait été tué à Poudlard et que son corps n'avait pas été retrouvé ? Demanda Harry à Hadrian.
-Non, je t'ai dit que ma mère avait été enterré dans un endroit secret, rectifia l'écossais.
-Non ... mais
-Harry, fit doucement Hermione, ce n'est pas McGonagall qui t'a dit que son corps n'avait pas été retrouvé ?
-Quoi ? Demanda Hadrian incrédule.
-Oui, tu as raison Hermione, approuva le sorcier brun. Mais alors ...
-Écoutez, les coupa le centaure, je vois que l'on vous a informé d'un certain nombre de choses ...
-Apparemment, peu sont vraies, se renfrogna Ron.
-Mais, c'est donc des Mangemorts qui ont tué le centaure ? Questionna Hermione intriguée.
Le centaure ferma les yeux et acquiesça.
-Mais où est le rapport ? Demanda de nouveau Hermione.
-Ils voulaient des informations, répondit le centaure avec un regard pénétrant.
-Quel genre ? Continua Hadrian.
-Réfléchissez, jeunes novices. Vous ne voyez vraiment pas quel genre d'informations peut vouloir un Mangemort après ce que vous savez ?
Harry se frappa la tête avec sa main.
-Mais bien sur sur si ! C'est tellement évident. Merci Firenze.
-De rien, Harry Potter. Bonne chance.
-A vous aussi.
Et chacun s'en alla dans une direction. Les bruits des sabots finirent par ne plus être entendus, tandis qu'Hadrian, Ron et Hermione suivaient Harry qui gardait le silence et avançait à pas précipités vers la Salle sur Demande.
-Où allons-nous ? Demanda finalement Hadrian.
-Ah ! Tu ne sais pas encore. C'est la Salle sur Demanda, expliqua Hermione qui acheva son explication lorsque la bande se retrouva arrivée en face de la dite « Salle » .
-Vraiment fascinant, termina Hadrian en entrant dans la Salle.
-En effet, approuva Ron qui s'assit sur un des fauteuils similaires de ceux qui étaient là lors du Bal d'halloween.
Chacun imita Ron et tout le monde se retourna alors vers Harry.
-Vous n'avez donc pas comprit ? Nous étions sur une fausse piste ! Une fausse piste ! La mère d'Hadrian étant vivante, cela veut dire qu'elle a, je ne sais pas comment, senti le danger ! Et elle s'est enfuie et fait passée pour morte. Pour se protéger et pour te protéger, acheva Harry en fixant Hadrian de ses yeux brillants.
-Ma mère a toujours su voir le danger, enfin, je veux dire par là qu'elle avait des sortes de visions, avoua Hadrian visiblement gêné.
-Cela explique pourquoi elle est partie.
-Cela n'explique pas le meurtre du centaure ... Enchaina Ron.
-Bien sur que si, s'exaspéra Harry. Les centaures ont certains pouvoirs dont celui de voir l'avenir. Et ils veulent savoir où se cache la mère d'Hadrian. Les centaures ont probablement refusé et ... on connait la suite.
-En effet, tout se tient, continua Ron.
-Pourquoi McGo' nous a caché ça ? Demanda Hermione qui s'était tue depuis le début de l'explication.
-Parce que ... eh bien ... euh .. parce que, commença Harry.
-Encore un mystère, ça ne fait que le 1765ème, ironisa Ron.
-Tu étais au courant toi ? Demanda le brun en se tourna vers Hadrian.
-Non, lui répondit-il maussade, la tête entre les ses mains.
-Par Merlin, s'écria Hermione en se levant brusquement de son fauteuils. Sa précipitation causa l'affolement général et Harry sortit sa baguette avant que même que quiconque ait pi dire « Quidditch ».
-On est en retard pour le cours de Duel, continua Hermione affolée.
Les garçons soufflèrent d'agacement et d'amusements. Hermione était facilement perturbable ce qui amusa beaucoup Harry !
-On y va, fit Harry.
-En arrivant dans la Salle, Sirius salua la bande d'un geste froid, distant ce qui surprit Harry.
A la fin du cours, il se dirigea donc dans la direction de son parrain.
-Monsieur Wealsey, Miss Granger, Monsieur McDobbs et Monsieur Potter, pourriez-vous venir me voir s'il vous plait ? Dit Sirius avec un ton distingué qui ne lui allait pas et qui surprit les quatre concernés.
Une fois tous les autres élèves partis, Sirius ferma la porte d'un coup de baguette et observa les quatre jeunes sorciers.
-Êtes-vous inconscient ou êtes-vous aussi intelligents que des lutins de Cornouailles ? Dit Sirius d'un ton qui montrait qu'il était en colère.
-Sirius, reprit Harry, je pense qu'après avoir apprit à être animagus juste pour tenir compagnie à un loup garou, tu n'as pas de leçons à nous faire !
Sirius sembla outré et à la fois un tantinet amusé.
-Très bien, Harry, je ne suis pas doué pour les morales et je ne suis pas un bon exemple en matière de ... discipline, disons, mais il n'empêche que si tu refais une bêtise du genre, tu entendras parler de moi. Je pense même que j'arriverais à convaincre Kingsley de vous empêcher de jouer au Quidditch !
Seule Hermione resta imperméable à cette menace, ce que Sirius remarqua.
-Et toi Hermione, je m'arrangerai pour t'interdire l'accès à la bibliothèque, plaisanta-t-il.
Hermione s'empourpra et les garçons explosèrent de rire comme les pétards du Docteur Flibuste.
-Tu m'as vraiment fait peur Harry ! Et je vais te répéter ce que tout le monde t'a déjà dit mais, tes parents ont sacrifié leur vies pour toi et ... ce n'est pas comme ça que tu les remercie. Et vous trois, je ne connais peut être pas vos parents, mais je ne veux plus que vous fassiez des coups de ce genre ! Vous ne vous rendez pas compte ! Vous allez m'expliquer ce que vous faisiez là haut ? Demanda Sirius, qui avait retrouvé son sérieux.
-On voulait savoir pourquoi le centaure a été tué, répondit Harry, légèrement ému et secoué par le discours de son parrain.
-Vous ne changerez jamais, et alors ? Des résultats ?
-Oui, une flèche dans l'épaule, répondit Harry.
-Et nous sommes devenus très doués dans la maitrise de nos animagus, ajouta Ron avec fierté.
Content que Ron change de sujet, Harry saisit cette perche pour ne pas avoir à mentir à son parrain.
-Tu vas apprendre à Hadrian ? Demanda donc le sorcier.
-Vous ne voulez pas que j'enseigne ça à tout Poudlard aussi ?
-Oh non, juste les meilleurs, ça ira, enchaina le brun sur le ton de la rigolade.
-Très bien, qu'il vienne au même moment que vous et nous verrons ce que l'on peut faire, acheva Sirius.
-Je me demande quel sera ton animal ... Pensa Ron a haute voix !
-On verra bien, termina le Prof de duel.
Sur ce, les quatre sorciers prirent congé. Ils retournèrent à la salle commune. Harry en avait assez, il voulait pendant quelques heures penser à autre chose qu'à tout les problèmes qui lui tombaient dessus. Les trois autres le comprirent puisque pendant le chemin de retour, ce fut le Quidditch qui occupa les conversations ( Hermione se contenta d'écouter ).
« Phenix Lacrima » prononça Hermione, et le portrait de la Grosse Dame pivota. Encore une fois, ce fut aux dortoirs des garçons que la bande se dirigea. C'était moins bruyant et moins encombré.
-Je dois te mettre de la pommade Harry, dit Hermione.
Elle n'avait cessé de le harceler avec ça toute la journée, Harry pensait ne plus en avoir besoin. Cependant, cela n'était pas l'avis de la brune.
-Harry,soupira-t-elle.
-Mais je me sens en pleine forme Hermione, supplia-t-il.
Il n'aimait pas la voir comme ça, même s'il était sur que c'était une ruse.
-Bon, mais c'est la dernière fois, je suis en pleine forme, répéta-t-il, pour la troisième fois de la journée.
Elle sourit contente de sa victoire et consentit à accepter la requête de Harry.
-D'accord, c'est la dernière fois.
Tandis qu'Hermione sortait de la crème, Ron et Hadrian débutaient une partie d'échec version sorcier sur la lit du rouquin.
La soirée continua tranquillement et chacun alla se coucher tôt. Ils n'avaient pas reparlé des évènements et selon Harry, aucun n'en avait envie. Pourtant, il faudra tôt ou tard découvrir ce que tout cela signifiait. Il s'endormit donc sur ses pensées qui laissèrent place à des ... cauchemars.
________________________________________________________________________ by Maddie.